À retenir
- Les précipitations tombent à environ 55 à 83 millimètres par mois, contre 233 à 281 de janvier à mars.
- Les alizés du sud-est atteignent d'abord cette côte et sont les plus forts durant l'hiver austral.
- L'air au-dessus du lagon est généralement le plus calme avant que le soleil n'ait réchauffé les terres.
- L'opérateur reporte les vols plutôt que d'assurer ceux qui présentent de mauvaises conditions, et l'annulation gratuite est proposée.
Ce que disent les chiffres
La station disposant des relevés de longue durée la plus proche de la plage de départ se trouve à Plaisance, à environ vingt-cinq kilomètres, sur la côte sud-est, avec des moyennes établies de 1991 à 2020. Elle constitue un bon indicateur pour ce côté de l'île et raconte une histoire claire.
Les pluies se concentrent durant l'été austral. Janvier, février et mars enregistrent chacun en moyenne entre 233 et 281 millimètres, répartis sur douze ou treize jours de pluie. En septembre et octobre, ce total tombe à 68 et 55 millimètres sur six ou sept jours de pluie, ce qui correspond à un climat différent plutôt qu'à une légère amélioration.
Les températures varient moins. Les mois les plus chauds atteignent environ 30 degrés le jour et descendent à 23 ou 24 la nuit; les plus frais, juillet et août, atteignent environ 24 le jour et 18 la nuit. Rien n'est froid ici, et rien n'est inconfortable à bord d'un avion.
La durée du jour va d'environ 10.8 heures en juin à 13.2 en décembre. Cela compte moins que vous ne le penseriez pour un vol de vingt minutes, mais cela influe sur le nombre de créneaux disponibles chaque jour.
Le vent, que le tableau des précipitations ne montre pas
Les précipitations sont la variable la plus simple à comprendre, mais ce n'est pas celle qui entraîne le plus d'annulations. Mauritius se trouve sur la trajectoire des alizés du sud-est, et la côte est les reçoit en premier. C'est précisément ce qui donne au récif et au lagon d'ici leur caractère, mais aussi pourquoi une activité en avion léger sur cette côte connaît davantage de journées affectées par la météo qu'une activité sur la côte ouest abritée.
Les alizés sont les plus forts durant l'hiver austral, globalement de juin à septembre. Ce sont aussi les mois les plus secs et les plus lumineux, ce qui crée le compromis qui détermine le meilleur moment pour réserver : les mois les moins pluvieux ne sont pas ceux où le vent est le plus faible.
Octobre et novembre constituent généralement le meilleur compromis. Les précipitations restent à leur niveau le plus bas ou s'en approchent, les alizés hivernaux se sont calmés, et le soleil est suffisamment haut pour bien éclairer les eaux peu profondes. Décembre marque le retour progressif de la chaleur et de l'humidité, et dès janvier, le régime estival s'est installé.
La lumière de fin de matinée atteint le sable sous les eaux peu profondes
Ce que signifie réellement une activité soumise aux conditions météorologiques
Sur de nombreuses excursions, cette formule n'est qu'une clause de non-responsabilité. Ici, c'est une condition d'exploitation, et il est utile de savoir ce que l'opérateur examine réellement le matin de votre vol.
Le vent est le premier facteur. Un petit hydravion qui décolle depuis les eaux ouvertes du lagon a besoin d'une surface praticable et, au-delà d'un certain état de la mer, la course au décollage cesse d'être agréable ou raisonnable. Les nuages bas constituent le deuxième facteur : un vol panoramique sous les nuages revient à ne voir que du gris, et cela ne présente aucun intérêt. La pluie est le troisième, et elle nuit davantage à l'expérience qu'à l'appareil, car la pluie à la surface détruit la visibilité sous l'eau dont dépend tout le vol.
Le quatrième facteur est la lumière. La couleur du lagon et les traînées de sédiments qui créent la cascade sous-marine nécessitent toutes deux que le soleil pénètre les eaux peu profondes. Sous un ciel très couvert, le lagon devient uniforme et gris, et l'illusion ne se forme tout simplement pas. C'est un élément auquel personne ne pense, et c'est pourquoi un opérateur peut parfois décaler un vol lors d'une journée qui paraît parfaitement correcte depuis le balcon d'un hôtel.
Le matin ou l'après-midi
Choisissez un créneau le matin si vous le pouvez. Durant la nuit, la terre se refroidit, l'air au-dessus de la côte se stabilise et le lagon est au plus calme. Au fil de la journée, le soleil réchauffe l'intérieur de l'île, des courants thermiques se forment au-dessus des reliefs et l'air sur la côte s'anime. En milieu d'après-midi, un petit avion évolue dans un air plus turbulent qu'il ne l'était à neuf heures du matin.
Un argument plaide toutefois en faveur d'un horaire plus tardif : l'angle du soleil. Très tôt, la lumière arrive à faible angle et se reflète sur l'eau au lieu d'y pénétrer, ce qui atténue les bandes de couleur. La fin de matinée offre souvent le meilleur compromis : le soleil est assez haut pour éclairer le sable sous les eaux peu profondes, et l'air n'a pas encore commencé à vraiment s'agiter.
Si vous êtes sujet au mal des transports, l'argument en faveur du matin devient décisif et celui de la lumière n'a plus d'importance.
Les cyclones et comment s'y préparer
La saison des cyclones dans le sud-ouest de l'océan Indien s'étend globalement de novembre à avril, avec une activité maximale de janvier à mars. Mauritius n'est pas touchée chaque année et la plupart des saisons se déroulent sans impact direct, mais cette période influence la météo même lorsqu'aucun système baptisé ne se présente : c'est également celle qui correspond aux mois de fortes précipitations indiqués dans le tableau ci-dessus.
Pour les voyageurs, la conséquence pratique est simple. Si vous séjournez sur place entre janvier et mars, réservez votre vol au début de votre séjour plutôt que le dernier jour, afin de pouvoir le reporter si nécessaire. L'annulation gratuite est proposée, ce qui simplifie les choses, et l'opérateur préférera vous reprogrammer plutôt que de vous faire voler sous un plafond gris.
Si vous voyagez entre septembre et décembre, vous êtes dans la meilleure moitié de l'année et la principale variable est le vent du matin, plutôt que la saison dans son ensemble.
